Entrevistes

© Étienne Davodeau i La Cúpula

La Cúpula acaba de publicar fa unes setmanes la segona part de Lulú, mujer desnuda, d’Étienne Davodeau. El còmic ens parla del buit a la vida de la protagonista, de la seva decisió de fugir uns dies de la realitat quotidiana i cercar-se a ella mateixa, dels sentiments que experimenta quan coneix a noves persones i del seu retorn amb els seus. El guió és un exercici d’equilibri i tensió narratives excel·lent. Davodeau, un dels autors francesos de bande dessinée més llegits a Espanya, ha tingut la gentilesa de respondre aquest qüestionari d’Humor a l’art.

 

La Cúpula acaba de publicar hace unas semanas la segunda parte de Lulú, mujer desnuda, d’Étienne Davodeau. El cómic nos habla del vacío en la vida de la protagonista, de su decisión de escapar durante unos días de la realidad cotidiana y buscarse a sí misma, de los sentimientos que experimenta cuando conoce a nuevas personas y de su vuelta a casa. El guión es un ejercicio de equilibrio y tensión narrativas excelente. Davodeau, uno de los autores de bande dessinée más leídos en España, ha tenido la amabilidad de responder este cuestionario de Humor a l’art.

1. En Espagne, il y avait une grande attente de la publication de Lulú, femme nue. Comment est votre relation avec les lecteurs espagnols? Et avec les auteurs en espagnol?

 

 Étienne Davodeau: Ma relation avec les lecteurs est la même quel que soit leur pays. J’essaie de les considérer comme une personne avec qui j’établis un dialogue. Mon livre est le dialogue. Ceci dit, je suis toujours heureux de savoir que mon travail voyage à travers le monde. L’Espagne est sans doute le pays qui traduit le plus mes livres, grâce à Ponent Mon et maintenant La Cupula. En plus, à chaque fois, les livres sont très bien fabriqués. C’est un vrai plaisir pour moi.

 

 

 2. Certains de vos titres ont un élément de critique sociale (par exemple, Un homme est mort), et autres parlent plutôt des relations humaines. Quel est votre travail le plus important pour vous et pourquoi?

 

 É.D.:Je n’établis ni classement ni de hiérarchie dans mon travail. C’est vrai qu’on peut considérer que je travaille dans deux directions: le “récit du réel” (Un homme est mort, Les mauvaises gens…) et la fiction (Chute de vélo, Lulu femme nue). Mais pour moi, ces deux sortes de livres sont issus de la même démarche: parler de ce que je vois autour de moi.

 

 

 3. Avez-vous intéressé par les titres qui décrivent la réalité avec humour? En passant, quel est le rôle de l'humour dans la bande dessinée française?

 

 É.D.: Depuis toujours, l’humour est une donnée importante dans la bande dessinée française. Il a participé à ses plus grands succès.

 

Pour ma part, je ne suis pas très intéressé par l’humour pour l’humour. Mais je suis très attentif à retranscrire les petits moment drôles que la vie de tous les jours réserve. Ces petits moments aident à vivre. Je les soigne particuli!èrement dans mes livres.

 

 

 4. La structure de Lulú, femme nue est très intéressant: lors de la réunion nocturne et intime les amis de Lulu racontent l'aventure de la protagoniste. Etait-il difficile de maintenir la tension du texte?

 

É.D.: Oui. C’était même un des enjeux principaux de ce projet: raconter de façon captivante (si possible!) l’histoire de quelqu’un qui ne fait (presque) rien. C’est un beau défi pour un scénariste. Le jeu consiste à élaborer une petite mécanique narrative assez complexe et très précise, et à ce que cette complexité ne se voit pas. J’adore ça.

 

 

 5. Pensez-vous que le personnage de Lulu pourrait être le portrait de plusieurs femmes de la classe ouvrière européenne?

 

 É.D.: Lulu n’est pas une “ouvrière”. Peut-être même pas une “prolétaire”. Elle est issue de la classe myenne modeste et précaire qui est désormais assez majoritaire en France. On a une maison, une voiture, de quoi vivre, mais tout est très fragile.

 

Sans doute cette situation est-elle analogie en Espagne et en Europe.

 

Sans doute sommes-nous nombreu(ses)x à parfois êtres saturés par ce mode de vie sans vraie contrainte matérielles (on mange à notre faim, on ne dort pas dehors) mais sans élan, sans réelle perspective. La France Sakozienne se résume à un slogan de campagne présidentielle: “Travailler plus pour gagner plus”. C’est la philosophie imbécile du hamster qui court dans la roue de sa cage.

 

Nous ne sommes pas des hamsters.

 

 

6.La bande dessinée française est très admiré en Espagne. Quels sont les dessinateurs français les plus importants aujourd'hui à votre avis?

 

É.D.: La bande dessinée française vit une période riche et tumultueuse. On n’a jamais produit autant de livres. Je ne sais pas qui est “important” ou pas. Ce que je sais, c’est que des œuvres singulières et originales sont en cours d’élaboration. J’espère que les éditeurs espagnols ne passeront pas à côté du travail de David Prudhomme, de Frédéric Peteers, de Marc-Antoine Mathieu, de Camille Jourdy, de Pascal Rabaté, de Guillaume Bouzard, d’Emmanuel Moynot et de bien d’autres.

 

 

7.Quels titres de bande dessinée publiés récemment dans votre pays, nous recommandez-vous?

 

É.D.: Rebetiko de David Prudhomme, et Rosalie Blum de Camille Jourdy.

 

 

 

 

 

 

 

la frase

 

 

 

-"Un hombre de Estado es el que se pasa la mitad de su vida haciendo leyes y, la otra mitad, ayudando a sus amigos a no complirlas."

                                 

                                   Noel Clarasó


 

 

 

titulars

 

 

 

-Mor l'humorista gràfic argentí Caloi.

 

-Bones notícies per a la Societat Protectora de l'Humor de Mallorca.


-Arrenca CaricArt 2012.

 

 


 

 

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